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Chantier du parc: attention aux arbres !

Dernière mise à jour : 14 août 2023


En 2022, le rapport APE-GECAO a dressé une sévère mise en garde sur les dangers que font courir les chantiers aux arbres existants ("Inventaire, Diagnostic et Préconisation de gestion du patrimoine arboré, Parc des Sources", 21 octobre 2022, page 20).


"Les travaux de construction, de démolition, de Voirie Réseaux Divers (V.R.D.), le réaménagement ou la réfection des allées et espaces extérieurs, des cheminements et des réseaux induisent des interventions qui sont le plus souvent contraires à la pérennité des arbres en place au préalable.


Les travaux de terrassement génèrent des dommages aux arbres maintenus (blessures aux racines, pertes de racines, diminution du volume de sol, etc.). De plus, ces sujets sont adaptés à un contexte édaphique particulier (conditions de sol et d'alimentation en eau, etc.). Des travaux lourds vont priver les arbres de leur contexte habituel ou fortement le perturber. A court ou moyen terme (5-10 ans), leur déclin est à craindre.


Les traumatismes portés aux racines entrainent souvent l’installation et le développement de pathologies racinaires virulentes (champignons lignivores…). De ce fait, le système racinaire d’ancrage se trouve altéré, la tenue mécanique est considérablement diminuée voire anéantie, les risques de basculement, de rupture d’arbre sont manifestes à terme."


Ce rapport préconise l'établissement d'un périmètre de sécurité de 5 à 6 m. de diamètre autour de chaque arbre qui "devra être matérialisé par des barrières qui éviteront à la fois la fouille, le stockage de matériaux et la circulation d'engins." (p. 19). Ces barrières entre les arbres et les engins n'existent toujours pas, un mois après le début du chantier.


De son côté, le CAUE 77 (Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement), définit une zone "très sensible" de 3 mètres de diamètre autour de l'arbre, qui doit être matérialisée par une barrière. Dans la zone très sensible sont interdits les remblaiements, les décaissements, le stockage de matériaux et le passage de véhicules ou d'engins lourds (lire ici).


Mais le chantier est loin d'appliquer ces préconisations, et expose donc fortement les arbres existants à une mortalité précoce.

Exemples en images:



A proscrire: le stationnement de cette camionnette tasse la terre autour de l'arbre.



Intervention du marteau-piqueur pour décaisser la dalle de bitume.



Le marteau-piqueur n'a pas cassé que le bitume.



Des racines arrachées par le marteau-piqueur ou par les camions.



Racines dénudées et exposées à la sècheresse: un arrosage est-il prévu?


Ici, le sol a été creusé et remblayé, et une dalle de béton coulée, à quelques centimètres d'un arbre (au fond).


Ce même arbre montre déjà des signes de dépérissement.



Creusement de fosses au milieu des arbres.



Cette entreprise lyonnaise qui intervient dans le parc est-elle porteuse de spores du redoutable chancre coloré du platane? Aucune précaution à ce titre n'est prévue dans le Cahier des Clauses Techniques Particulières consacré à la protection des arbres pendant le chantier. Pourtant, cette maladie ravageuse du platane se rapproche de l'Allier ! Plus de détails ici.


"Durant les travaux, aucun dépôt ou stockage de matériaux ne devra être réalisé au pied de l'arbre." ( Cahier des Clauses Techniques Particulières )


Il faut stopper de toute urgence ce chantier, commencé sans les autorisations nécessaires et qui met en péril le patrimoine arboré du parc.


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