Alerte sur la plaine de Beauregard

Mis à jour : mars 4

Elle recèle un-tiers des ressources naturelles de Bellerive-sur-Allier: la plaine de Beauregard, elle aussi, va être bétonnée.



Le Bihoreau gris, repéré sur la plaine de Beauregard


Bordant l'Allier au niveau du pont de l'Europe, la plaine de Beauregard est répertoriée comme zone Natura 2000, Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique, et réserve de biodiversité abritant la nappe alluviale de l'Allier. Elle est habitée par plus de 40 espèces menacées: une vraie caverne d'Ali Baba.


En silence, 24 heures sur 24, la plaine de Beauregard, avec les milieux humides qui l'entourent, filtre l'eau que nous buvons, répare les dégâts et pollutions que font les hommes, absorbe les excès de la rivière pour nous éviter d'être inondés, et restitue l'eau précieuse en cas de sècheresse.


Grâce aux milieux fragiles qui bordent l'Allier, nous nous enrichissons littéralement en dormant - d'une richesse indispensable à la vie: l'eau pure.



Vue de l'Allier à partir de la plaine de Beauregard


Or, nous avons découvert tout-à-fait par hasard l'existence d'un projet d'aménagement qui prévoit d'artificialiser jusqu'à un-cinquième de ce terrain, soit 4 hectares.


Situation dans l'agglomération de Vichy - Périmètre du projet


Quel est ce projet?


Il s'agit de créer un « Parc Naturel Urbain » (avec routes, parkings, et même un magasin !) pour "faire découvrir le maraîchage " aux habitants. Mais comme il n'est pas précisé que le maraîchage sera bio, des rejets de pesticides et d’engrais sont à craindre, juste en bordure de l’Allier.


Le vrai projet de parc aurait dû être celui d'un Parc National Zone Humide pour la rivière Allier, que les habitants de l'agglomération réclament depuis 2017 (lire ici et signer la pétition ici).


Le projet prévoit aussi la création d'une centrale hydro-électrique à partir du pont-barrage : mais quelle quantité d’électricité peut-on attendre d'un si petit dénivelé ?


En réalité, il s'agit de l'extension du projet d'aménagement du Centre Omnisport, sur lequel nous avions émis de très sérieuses réserves en 2019 (lire ici). Dans la carte ci-dessous, on distingue le Centre Omnisport au sud, qui a déjà fait l'objet d'un changement de zonage, surmonté au nord par la plaine de Beauregard, et encore au nord, par des terrains considérablement plus étendus qui vont être exploités sous forme de "zone sportive" ou de "parc naturel urbain".



Extrait de la Déclaration d'Intention du projet de Plateau Sportif, p.8



Problème: le projet sur la plaine de Beauregard va déja artificialiser six fois plus de sols que celui du plateau sportif ! Et il va être prolongé par l'aménagement de toujours plus de terrains au nord, pour former un "Parc Naturel Urbain" entre Bellerive et Charmeil. Nous sommes donc en phase 2 d'une vaste opération d'artificialisation des zones humides à Bellerive-sur-Allier.


Acte 1: Plateau sportif au Centre Omnisport

Acte 2: Constructions sur la plaine de Beauregard

Acte 3: "Parc naturel urbain" entre Bellerive et Charmeil


On "saucissonne" les projets: est-ce pour mieux faire avaler la pilule?


La pilule, c'est la colonisation implacable de tous les espaces naturels qui permettent aux oiseaux rares de nicher et à l'eau de se générer. Avec le récent projet de "Voie (prétendument) Verte", toutes les rives du moyen-Allier sont en passe d'être bétonnées !



Vichy Climat Environnement a donc sonné l'alerte et a encouragé les personnes intéressées à soumettre un avis dans le cadre de l'Enquête Publique, qui s'est clôturée le 12 février 2021.


Nous avons eu trois fois plus de contributions à l'Enquête Publique que prévu, soit 31 réponses !


Voici l'avis soumis par notre collectif à l'Enquêteur Public:



Contribution de Vichy Climat Environnement



Le Collectif Vichy Climat Environnement est une organisation de la société civile qui vise à promouvoir le respect de nos engagements climatiques et environnementaux.


A la lecture du rapport de présentation, nous découvrons que le projet soumis à Enquête Publique concerne environ 30 hectares mitoyens de l’Allier et situés le long de la Départementale 6E à Bellerive sur Allier.


A la lecture de l’évaluation environnementale, nous découvrons que ce projet va impacter de vastes étendues de nature sauvage qui abritent une biodiversité exceptionnelle : 62 espèces animales terrestres ou amphibies et 10 espèces de poissons sont concernées. Elles sont, à l’échelle nationale ou territoriale, déjà menacées à des degrés divers.


La plaine de Beauregard est actuellement une véritable « caverne d’Ali Baba » d’espèces rares et protégées.

Les richesses faunistiques


Les documents montrent en effet que le périmètre de projet représente environ un-tiers des zones les plus riches en biodiversité de la commune de Bellerive-sur-Allier (cf le périmètre hâchuré en vert foncé, intitulé « réservoir de biodiversité », qui figure sur la Figure 11 en page 32 de l’Evaluation Environnementale.)


ZNIEFF, zone Natura 2000, etc… ces richesses sont connues et répertoriées. De plus, l’emplacement retenu pour la centrale hydroélectrique, près du pont de l’Europe, correspond exactement à celui d’un arrêté préfectoral de protection du biotope (cf. Figure 9 p. 30 de l’Evaluation Environnementale).


Le projet va également impacter la faune distante, puisqu’un corridor écologique permettant à cette faune de venir se désaltérer dans l’Allier va être compromis : trois points de conflit sont identifiés dans l’évaluation environnementale (Figure 18 p. 47).


Le document de projet parle de « se réapproprier » cet espace, mais c’est pour en déposséder ses habitants actuels, la flore et la faune sauvage, dont nous dépendons pourtant pour préserver l’avenir de l’humanité.


Vue de la plaine de Beauregard extraite de l'Evaluation Environnementale


Les zones humides


Il apparaît que le projet va grignoter un patrimoine de plus en plus étroit de terres perméables et de zones humides, qui protègent pourtant (de moins en moins bien) les habitants et l’économie du bassin de Vichy des crues, de la sècheresse et de la pollution : jusqu’à 6 hectares de terres (20% du total) pourront être artificialisées.


C’est quatre fois plus que pour le projet d’aménagement du Centre Omnisport, que nous avions pourtant dénoncé en décembre 2019 (lire ici).


En effet, dans la plaine de Beauregard, les zones humides ne se limitent pas à une petite étendue sur le site actuel de paint-ball à l'ouest, comme le laissent entendre les documents (Figure 19, p. 51 de l’évaluation environnementale, reproduite ci-dessous) :



C’est toute l’étendue du périmètre de projet qui est « à forte probabilité d’être humide » (couleur ocre), d’après cette carte du SAGE (Schéma d'Aménagement et de Gestion de l'Eau) :




Or, les communes ont le devoir de protéger les zones humides dans leur périmètre (article L. 121-23 du code de l’urbanisme), une nécessité réaffirmée par le Schéma de Cohésion Territoriale (SCOT) de Vichy Val d’Allier.


D’après le SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) du bassin versant Allier Aval, Plan d’Aménagement et de Gestion Durable,


« .. pour atteindre ou maintenir le bon état des masses d’eau, il est important de connaitre et de préserver toutes les biodiversités, même « ordinaires » qui ont de l’importance dans la fonctionnalité des milieux aquatiques (zones humides, haies, forêt alluviale…) Ainsi, des efforts supplémentaires devront être réalisés pour concilier les usages et la protection de l’ensemble des zones humides et la protection des corridors écologiques (continuités écologiques, trame bleue)... » (p. 105, téléchargeable ici)


C’est la qualité de l’eau potable des habitants qui est en jeu car, comme l’indique encore le SAGE, la perméabilité des sols, gage de filtration naturelle de l’eau, est inséparable du bon fonctionnement de la rivière.


« Afin d’établir une gestion durable de la ressource en eau contenue dans les alluvions de l’Allier, il est nécessaire de prendre en compte la fonctionnalité de la rivière ainsi que de l’ensemble de sa nappe alluviale. » (p. 62)


Or, la plaine de Beauregard surplombe la nappe alluviale.


Cette fonctionnalité est déjà sérieusement entamée par les zones endiguées le long de la rivière et par le plan d’eau, qui retient les sédiments, avec pour conséquence un enfoncement du lit de l’Allier de près de 2 mètres, des puits de captage qui ne sont jamais assez profonds, et même des ponts fragilisés.


Dès que cette zone sera mise en maraîchage, même bio, le terrain ne sera plus apte à conserver l'eau. Plus de rôle d'éponge et donc, plus de restitution d'eau lors des fortes chaleurs. Cette zone perd sa fonctionnalité au niveau de la qualité et de la quantité d'eau qu'elle préserve.


L’Evaluation Environnementale ne prend pas suffisamment en compte ces enjeux, se contentant de mesures dérisoires d’accompagnement.




Enfin, des documents graphiques présents dans le rapport de présentation (voir ci-dessous, schéma du futur projet), montrent un projet de canal qui va lacérer la plaine de Beauregard, introduisant des modifications préjudiciables du milieu, voire un drainage des sols humides.


Les conclusions ahurissantes du cabinet d’études ...


... à l'origine de cette Evaluation Environnementale. Comment peut-on affirmer, comme par exemple en p. 50, que le projet « assure une préservation des éléments remarquables du territoire (ZNIEFF, ZICO, et zones humides) » ?


ZNIEFF = Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique, Floristique et Faunistique

ZICO = Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux.


Dans sa partie VI, l’Evaluation Environnementale recommande de préserver tout particulièrement les milieux suivants : les milieux arbustifs et forestiers (p. 40), la ripisylve (p. 40), les lisières boisées et les haies (p. 42), les points d’eau (p.43), mais aussi les prairies (p.36) et autres milieux ouverts herbacés (p. 44), ainsi que les milieux pierreux (p. 43), et même le terrain vague (appelé « friche rudérale »), refuge du lapin de garenne : en somme, tous les milieux présents sur la plaine de Beauregard !


Mais ce document officiel ne dira jamais qu'en réalité, comme il le laisse entendre, il faut tout préserver.


L’Evaluation Environnementale commet donc un contre-sens lorsqu’elle affirme (p. 77) que le projet « permet de répondre » aux « enjeux collectifs importants en matière de champ d’expansion des crues, de masse d’eau souterraine et de richesse écologique… ». Répondre à des enjeux signifie tenir compte de ces enjeux, et non promouvoir une modification du PLU qui permet plus de constructions.


La conclusion du document : « Le projet de modification du PLU n’entrainera pas d’incidences négatives significatives sur le milieu naturel. » (p. 51) s’apparente à une faute professionnelle.





Analyse coût-bénéfice


En matière d’environnement, les atteintes doivent être proportionnées à l’intérêt du projet. Ainsi, on tolèrera plus facilement certaines détériorations, si celles-ci sont indispensables à la préservation d’important enjeux économiques ou humains.


Mais quel est l’objectif du « projet Beauregard » ?


L’initiation au maraîchage


C’est ce que propose le maître d’ouvrage sur cette parcelle, assorti d’un lieu de promenade.


Mais le maraîchage est peu adapté aux zones humides : tôt ou tard apparaîtra la tentation de drainer ce terrain, c'est-à-dire de détruire des zones humides.


Et la question des pollutions se pose.


A titre d’exemple, voici quelques conseils prodigués aux jardiniers par des professionnels :




« Le risque de pollution … représente une menace considérable. Tous les produits potentiellement toxiques doivent être rigoureusement tenus à l'écart des zones humides. N'utilisez jamais de produits phytosanitaires à proximité d'un bassin, d'une mare, d'un marais ou d'une rivière. En cas de pollution, la diffusion du produit dans l'eau deviendrait incontrôlable et pourrait s'étendre à des zones beaucoup plus vastes que votre jardin. N'oubliez jamais que les points d'eau visibles en surface communiquent en réseaux souterrains et bien entendu, à travers les nappes. »

(https://www.gerbeaud.com)


Surtout, le maraîchage est l’activité agricole la plus gourmande en pesticides et en engrais de synthèse. En France, ce sont les régions maraîchères comme la Loire-Atlantique et le pays Nantais qui sont les plus contaminées par les pesticides.[1]


Or, l’eau de l’Allier à Vichy est dans un état chimique dégradé, à cause justement de ses teneurs élevées en pesticides et en engrais (nitrates). [2]


Malheureusement, le projet ne spécifie pas que le maraîchage adoptera les pratiques de l’agriculture biologique. Si n’importe quel maraichage est permis, alors il sera clairement préjudiciable à la santé des populations – ce qui n’apparaît nullement dans l’Evaluation, qui cite pourtant le Plan Santé Environnement Régional.


Avec une activité maraîchère, la biodiversité, si précieuse, sera perçue comme une nuisance, et les espèces protégées seront considérées comme des prédateurs. Il faudra ériger des clôtures autour des plantations, voire des pièges. Les clôtures donneront un aspect hâché au paysage.

Sur l’activité de promenade, on peut noter qu’elle est superfétatoire, les habitants et visiteurs bénéficiant déjà, à proximité, de 5 km linéaires de berges en dur, et d’un Centre Omnisport d’une surface totale de 1 060 000 m2.




Et il faudra aussi compter avec des parkings desservant un bâtiment commercial censé vendre les produits du lieu... seulement les produits du lieu? Car Vichy Communauté voulait y construire aussi des "entrepôts" - idée qui a été retoquée par la Préfecture (lire p. 4 de ce document )

[1] « le maraîchage, comme la vigne, est particulièrement gourmand en produits chimiques » dans « Comment les pesticides empoisonnent la Loire-Atlantique », https://www.mediacites.fr/enquete/nantes/2017/11/09/comment-les-pesticides-empoisonnent-la-loire-atlantique/

[2] Bellerive-sur-Allier et une partie de Vichy sont identifiés comme « vulnérables » aux pollutions d’origine agricole par un arrêté du Préfet coordonnateur du bassin Loire-Bretagne du 13 Mars 2015 (SAGE, pp. 85 et 86)



Schéma du futur projet

La centrale hydro-électrique


Il s’agit de profiter du barrage du plan d’eau pour installer des turbines sur les vannes du pont-barrage. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ? La réponse est incertaine, puisque la capacité des installations n’est pas spécifiée dans le projet, et qu’en 2019, le Président d’agglomération admettait, en Conseil Communautaire, qu’elle serait modeste.


Seulement, s’agissant d’une installation de production d’énergie, celle-ci se voit tout de suite décerner le label « d’intérêt général »… alors que la production d’énergie n’est, à la limite, qu’une production industrielle parmi d’autres.


Des spécialistes comme Patrick Sadones contestent d’ailleurs l’attribution du label « d’intérêt général » à n’importe quelle forme de production énergétique, y compris renouvelable.[1] Il souligne d'autre part que mettre en culture une prairie aboutit à rejeter plus de carbone dans l'atmosphère (p.4).


Mais c’est au nom de cet « intérêt général » que le Maître d’ouvrage a refusé la seule demande de modification formulée dans l’Evaluation Environnementale, en page 50 :


"L’article 13 de la zone N du PLU gagnerait à autoriser seulement les travaux, les affouillements et exhaussements du sol, qui contribuent à préserver, à restaurer ou à entretenir les zones humides identifiées dans les deux secteurs Npnu et NTB. Celles–ci doivent être conservées en espace de pleine terre et non imperméabilisées."


Vichy Communauté a refusé, arguant de la nécessité de creuser le sol pour le projet "d'intérêt général" de centrale d'hydro-électricité.





Quid des inondations?


Cette usine sera installée dans une zone d’aléa « fort » aux inondations, avec tous les risques que cela comporte sur des installations électriques. Afin de protéger l’usine de cet aléa, il faudra l’installer sur pilotis, ce qui pourrait lui donner une visibilité préjudiciable au paysage, notamment dans un contexte d’entrée de ville : « les implantations projetées ne devront pas porter atteinte au paysage naturel, » rappelle l’article N7 du PLU modifié (source : document 2, Rapport de Présentation, p. 18)

[1] Patrick Sadones : « Agriculture et production d’énergie dite renouvelable : pourquoi ? comment ? » Cairn.info, 2013,2 disponible ici.



Recommandations


Concernant la centrale hydro-électrique, nous n’avons pas tous les éléments en main pour apporter un avis véritablement éclairé sur son rapport coût-bénéfice. Si la centrale se fait, nous demandons, comme toujours, une gestion transparente du projet : combien de Kwh sont réellement produits, à quel prix l’électricité est-elle vendue, et à qui ?


Comme pour tous les projets potentiellement générateurs de revenus, si l’agglomération réalise des bénéfices, ceux-ci devront être déduits, euros par euros, de la charge fiscale des habitants.


Concernant le parc naturel urbain : il est à noter que la plaine de Beauregard est déjà utilisée par les promeneurs, et des installations légères déjà présentes sur cette plaine permettent de pratiquer le football.


Une plus grande fréquentation du site serait délétère.


S’il y a des améliorations à apporter, elles portent sur la qualité paysagère, notamment en démolissant l’ancienne station d’essence. Des tests du sol et de l’eau s’assureront que la station n’a pas laissé de traces d’hydrocarbures.


En cas d’amélioration paysagère ou de plantations, celles-ci doivent être minimales, au plus proche de la route, et ne pas requérir d’épandages ou d’arrosages.


Il serait inique d’expulser le gérant du terrain de paint-ball, mais il faut s’assurer que les boules de peinture utilisées ne restent pas sur le sol, où elles peuvent polluer la nappe alluviale, très superficielle à cet endroit. Le cas échéant, il pourra être demandé une reconversion dans une activité de plein air moins polluante (tir à l’arc, etc).





Il serait également souhaitable de vérifier les éventuels rejets de l’Ecole du Bâtiment et des Travaux Publics, située également sur cette plaine.


Conclusion


Nous espérons que Mr. Le Commissaire Enquêteur prendra en compte ces observations.

La recommandation n° 18 du Plan régional Santé Environnement est de « Favoriser l’implication de la population dans les décisions relatives à la santé-environnement. »


Nous souhaitons, en conclusion, que notre agglomération prenne toute sa part dans la production de ces biens publics indispensables que sont une rivière propre, la stabilité du climat, ou encore la biodiversité.


Le paradoxe, c’est qu’ il faut parfois sanctuariser certaines zones afin de promouvoir ces biens publics.




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