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Cet "HLM pour chauve-souris" est devenu un symbole...

du projet de Contournement Nord-Ouest (CNO) de Vichy, et notamment de ses prétendues compensations pour les dégâts environnementaux qui seraient perpétrés si ce projet voyait le jour.


C'est comme si, pour compenser la destruction d'une forêt, on installait un de ces jouets appelés "hôtels pour insectes" ou, pourquoi pas, un zoo.


L'écologie, c'est la solidarité des espèces entre elles et avec leur milieu. Il ne faut pas détruire ces milieux.


C'est pourquoi, pour contribuer à l'enquête publique, le collectif Vichy Climat Environnement a rédigé une note, disponible par ce lien, qui montre que les compensations environnementales prévues dans le projet de CNO seraient ineffectives, insuffisantes, et conceptuellement dévoyées. A l'heure où les compensations et leurs abus sont critiqués par un nombre croissant de professionnels, les gouvernements successifs répètent qu'elles ne doivent être utilisées qu'en tout dernier ressort, et que la première solution est de renoncer tout simplement au projet: "Eviter, réduire, compenser."


Le collectif, en lien avec l'association Danger Montpertuis, a également fourni à l'enquête publique un argumentaire détaillé pour démontrer l'inutilité de la route en projet.


Un premier mémoire n°1, publié en février 2022, révéle que le CNO répondait à un faux problème puisque le trafic perturbant les voies D6 et D2208 n'était présent sur ces routes que par le laxisme des autorités, et qu'un contournement autoroutier existe déjà pour le transit des poids-lourds indésirables.


Dans un deuxième mémoire n°2, le collectif montre que le CNO serait le maillon d'un "mini-contournement" sans réel intérêt économique, mais avec un réel pouvoir de nuisance, car pouvant entraîner un engrenage sans fin de nouveaux travaux routiers. Nous montrons également que le CNO et ses 80 millions d'euros n'offriraient que 9 minutes de gain de temps, profitant majoritairement aux transporteurs privés, ce qui pose la question des gains privés et des pertes publiques.


Le thème de "qui gagne et qui perd dans ce projet?" est aussi abordé dans le mémoire n°4, qui se penche sur le calcul de rentabilité financière et sociale du projet. Ce genre de modèle postule arbitrairement un coût en euros pour des maux comme le bruit, la pollution ou la détérioration du climat, et les conclusions du modèle dépendent donc de ce qu'on veut lui faire dire. On découvre au passage que la rentabilité du projet, qu'on prétend confondre avec l'intérêt général, est inversement proportionnelle à cet intérêt général (plus de circulation = CNO plus rentable = planète plus en danger). Et enfin, d'autres biens ou maux publics, notamment la perte des milieux naturels, ne sont pas pris en compte dans ces calculs faussés.


La troisième motivation du CNO étant la desserte du site de Montpertuis, nous montrons dans ce mémoire n°3 que cet objectif est prématuré puisque personne, hormis quelques initiés, ne sait ce qui va se construire sur le site. D'autre part, le sol et les eaux souterraines du site étant encore pollués, tout développement futur se heurtera au problème de la sécurité des personnes. Il serait particulièrement irresponsable de rajouter de la pollution dans un sol où se mélangent le trichloréthylène et l'eau qui finit dans nos verres. Ignorer cela serait alourdir encore le bilan très négatif du CNO en matière environnementale.


Nous espérons que cet argumentaire sera lu et pris en compte. N'hésitez pas à le partager.

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